SPORTIVA

Le sport au féminin

ÉDITO | LA SAGA MARION B..

Mardi 9 janvier. Voilà que la célèbre Marion Bartoli s’épanche dans l’Équipe. Qu’apprend-on dans ce quotidien habitué à relancer des carrières de joueurs ou d’entraîneurs de foot, mais pas que, en panne de contrats ou de projets ? Pas grand chose. Car ce tremplin de petites annonces pour le milieu sportif (enfin le haut du panier exclusivement) qu’est le journal du groupe A.S.O. (organisateur du Tour de France commenté par son propre journal) n’hésite pas à faire ici dans la confidence de divan. Le long entretien consacré à l’ex-numéro 1 française fait la part belle à ses soucis de coeur autant que de santé. Et il est frappant de lire la tenniswoman rejeter avec force l’aide d’un psychiatre dans la période pénible qu’elle traverse. Et pour cause ! Elle verbalise dans l’un des quotidiens les plus vendus de France : suffisant pour s’ôter un poids de la conscience ou s’alléger l’esprit. Mais la fonction de ce journal est ici assez diffuse. L’information sportive contenue dans l’espace consacré à la gagnante de Wimbledon 2013 est faible. La majorité du texte fait état de problèmes personnels. Cette façon de parler autour du sport est creuse. Et concernant Bartoli on ne souhaite rien de particulier. La réussite, ou pas, de ce retour passe au second plan derrière l’interrogation de ce qui est décrit : quelle drôle de vie que celle de certains sportifs et sportives ! Quel drôle de sport aussi que le tennis spécialiste de ce genre de faits. S’arrêter, revenir, avoir de l’ambition, voire un orgueil un peu surprenant comme dans le ças qui nous occupe, se cacher, cacher des choses peut-être : le tennis cultive de beaux pans d’ambiguité, éclairés sans le vouloir par certains épanchements. Tout cela n’est pas très compréhensible et l’Équipe participe de ce flou. En attendant, l’espace dédié à la fédération n’existe pas. Comme s’il y avait des choses à dire sur la fédé, son projet d’agrandissement de Roland-Garros, etc. Sportiva