SPORTIVA

Le sport au féminin

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    • 2016-12-01 00:00:00
    • LUTTE : VOICI LA «GÉNÉRATION 2020» !
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    • LUTTE. Température glaciale au-dehors, ambiance chaleureuse à l'intérieur: mardi 29 novembre, dans le cadre du Cirque d'Hiver Bouglione les Bleues, pour leur 9ème test-match, face au Kazakhstan et devant un public de connaisseurs, ont montré de belles promesses. Ce soir-là, les Françaises en lice dans les quatre catégories olympiques (- 48 kg, - 53 kg, - 63 kg, - 75 kgs) ont dominé les Kazhakes : trois victoires pour trois combats, face à l'un des meilleurs pays de la lutte féminine après le Japon, nation historiquement dominatrice. Un «tour de chauffe» réussi, avec en tête les Mondiaux 2017 qui se dérouleront à Paris (21-26 août). (article de 4 500 signes en accès libre). Sportiva-infos, était au cirque d’hiver et a rencontré les quatre porte-drapeaux de la lutte française de demain. Trois filles à découvrir en lisant et écoutant leurs déclarations. Koumba Larroque (18 ans, - 63 kg) : la star La règle de la lutte veut que celle qui obtient 10 points remporte le match, avant la fin du temps imparti (4’). Ce fut chose faite pour Koumba Larroque en 1'59 et 10- 0 contre Zanina Dauletkeldi. Un combat rondement mené, où la championne du monde et d'Europe 2016 a pris le match à son compte pour montrer ce qu'elle savait faire. La hiérarchie a été respectée face à la récente 3e des championnats d'Asie. «Je fais de la lutte depuis huit ans. Ce qui me plaît c'est que c’est un sport de combat très complet. Dans ma famille, ce sont mes grand-frères qui s'étaient mis à la lutte et je les ai suivis. Mais c'est moi qui ai continué! En cadettes, j'ai été vice-championne d'Europe et vice-championne du monde, 3e aux Jeux olympiques de la Jeunesse, lors de ma seconde année cadette. J’ai fait également championne d'Europe et championne du monde. Et l'année dernière, en junior, j'ai fait championne d'Europe et championne du monde. Je passe d'étape en étape en fonction de l'âge et des catégories de poids, et vu qu'on est dans une année post-olympique, ils sélectionnent beaucoup de jeunes, dont moi! Après les Jeux, il y en a qui arrêtent et le collectif se renouvelle donc. Pour 2017, mon premier objectif sont les Mondiaux seniors de 2017 à Paris. Quant aux JO de 2020, c'est encore loin, mais il faut se préparer dès maintenant.» Julie Sabatié (21 ans, - 48 kg) : le redémarrage Après une saison 2016 délicate, la Montalbanaise de 21 ans, championne de France senior 2014 et 2015 et championne de France junior 2013 et 2014, a remporté son match 8-2 face à Marina Zakhevskayay. « Ma saison 2016 a été un peu dure. Jj'ai échoué aux deux tournois de qualifications pour les JO: je suis restée sur une note négative. Le positif? J'ai fait troisième à Nice, c'est pourquoi le match de ce soir était important en tant que tournoi d'entraînement, en particulier dans la perspective du tournoi de Paris que je veux gagner et des championnats du monde de 2017. Souvent les équipes des pays de l'Est sont de bonnes équipes.» Pauline Lecarpentier (19 ans , - 75 kg) : la lutte partout ! 6-0 face à Aziza Turmaganbet, avec une démonstration d'attaques très franches et de superbes attaques de la cheville, qui ont ravi le public. «En 2016, j'ai quasiment fait des médailles dans toutes les compétitions...sauf aux championnats d'Europe et aux championnats du monde où je me suis loupée. Mais en 2017 il va d'abord y avoir le championnat de France junior et senior. Ensuite, je vise les championnats du monde et les championnats d'Europe. Les Japonaises sont une nation très forte avec beaucoup de lutteuses formées dès le plus jeune âge, car c'est un pays historique de la lutte féminine, mais je trouve que la France se débrouille pas mal! Personnellement, j'ai commencé la lutte il y a huit ans: mon père en avait fait pendant treize ans, et il fallait un sport pour canaliser mon énergie. Avec la lutte, quand on sort d'un entraînement, on est lessivé. Je travaille par ailleurs avec mon club pour entraîner les petits et en BPJEPS Lutte à Dijon (Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport). C'est la lutte partout!» Hilary Honorine (19 ans, - 53 kg): battre les seniors Faute de combattante, le match n'a pas eu lieu pour la française, sa rivale Marina Sebvena étant blessée à la cheville. Un forfait qui n'a sportivement pas compté pour une victoire. «Cette année, j'ai fait vice-championne d'Europe junior. Je ne suis pour l’instant «que» junior. Mon objectif pour 2017 est donc d'être qualifiée pour participer aux championnats du monde 2017. Je veux prouver qu’en étant junior, je peux battre des seniors. Je vais travailler pour avoir cette sélection. J’ai commencé au collège. Il y avait la possibilité de faire de la lutte: je faisais du judo, mais la lutte permet le tacle aux jambes, et ça m'a beaucoup plu. La lutte demande aussi beaucoup de travail, de souplesse, de la technique, du cardio, et du mental. Mes point forts sont la rapidité, l'explosivité et le mental.» > Rappel : les Mondiaux 2017 auront lieu à domicile, à l'AccorHotels Arena .Depuis la création des Mondiaux féminins en 1987, le Japon a remporté vingt fois la compétition. La France est montée sur la 2e marche du podium à une reprise (en 1987) et sur la troisième marche à quatre reprises (1987, 1992, 1994, 1995). Propos recueillis au Cirque d’Hiver par P.M.

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LUTTE : VOICI LA «GÉNÉRATION 2020» !

Texte et audios : Pascale Marcaggi / Visuel : FFL

LUTTE. Température glaciale au-dehors, ambiance chaleureuse à l'intérieur: mardi 29 novembre, dans le cadre du Cirque d'Hiver Bouglione les Bleues, pour leur 9ème test-match, face au Kazakhstan et devant un public de connaisseurs, ont montré de belles promesses. Ce soir-là, les Françaises en lice dans les quatre catégories olympiques (- 48 kg, - 53 kg, - 63 kg, - 75 kgs) ont dominé les Kazhakes : trois victoires pour trois combats, face à l'un des meilleurs pays de la lutte féminine après le Japon, nation historiquement dominatrice. Un «tour de chauffe» réussi, avec en tête les Mondiaux 2017 qui se dérouleront à Paris (21-26 août). (article de 4 500 signes en accès libre).

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