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Le sport au féminin

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    • 2016-11-26 00:00:00
    • L'IRRÉSISTIBLE ASCENSION DE L'ÉQUIPE DE FRANCE
    • Squash
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    • SQUASH. Les championnats du monde par équipes de squash débutent ce lundi à Paris et Saint-Cloud. Avant que le dispositif ne s’étende à Issy-les-Moulineaux à partir de mercredi, où se disputeront la phase finale, place aux poules. Les Tricolores (Camille Serme, Coline Aumard, Laura Pomportes et Chloé Mesic) n’ont jamais porté autant d’espoirs avant un mondial par équipes. L’entraîneur national Philippe Signoret décrypte pour Sportiva les forces de son groupe à l’aube de la compétition. (article de 5329 signes) Jamais l’équipe de France de squash n’a décroché une médaille planétaire. Jamais elle n’est parvenue à se hisser dans le dernier carré. Après deux échecs récents au niveau des quarts de finale en 2010 et 2014, la sélection française semble mieux armée que jamais pour aborder l’événement mondial. Après une semaine de préparation à Monaco, les joueuses de Philippe Signoret ont ainsi rallié la capitale des rêves de médaille plein la tête. «C’est l’objectif ultime, admet l’entraîneur national. On ne se cache pas, on l’affiche clairement. Même si on évolue à domicile, il y a moins de stress qu’il y a 4 ans à Nîmes.» Quand bien même l’engouement populaire et médiatique devrait être bien différent dans la capitale. Prudence néanmoins. Signoret nuance immédiatement son but en rappelant l’étape intermédiaire : «Finir au moins 2e de la poule, pour se qualifier.» La mission n’est en rien ambitieuse pour l’équipe de France, tête de série n°5, placée dans le même groupe que Hong Kong (n°4), le Japon (n°12), l’Allemagne (n°15) et l’Espagne (n°17). Et pour cause : derrière la locomotive Camille Serme, c’est tout le squash féminin français qui va bon train. Le squash français au zénith ou pas encore ? «C’est indéniable, il ne s’est jamais aussi bien porté, observe Philippe Signoret. Nous avons toujours notre leader et notre n°2 pourrait intégrer le top 20 l’an prochain.» Aux portes de ce classement référence, Coline Aumard est le symbole d’une équipe en pleine ascension. Au point d’affirmer que l’année civile qui s’achève et la saison en cours sont peut-être les plus réussies de la carrière des quatre Bleues sélectionnées pour le mondial francilien. Après son succès mémorable au British Open en 2015, Camille Serme a remis le couvert le mois dernier à l’US Open. «Camille a eu une année régulière, avec un petit coup de mou qu’elle a effacé avec son succès aux États-Unis», observe Signoret. A mesure que son palmarès s’étoffe, la quintuple championne d’Europe ne cesse de prendre de l’envergure au sein de l’équipe. «Involontairement, par ses victoires, parce qu’elle bat les meilleures joueuses du monde, elle tire tout le monde vers le haut, insiste celui qui est aussi son entraîneur personnel à l’US Créteil. Et puis, il y a une nouvelle Camille qui s’impose un peu plus. Elle qui était plutôt timide prend désormais la parole pour révéler le meilleur de ses partenaires.» A 27 ans, et après 10 ans au plus haut niveau (elle disputait déjà le mondial par équipes en 2006 !), la n°6 mondiale dévoile encore une marge de progression qui profite à tout un groupe en pleine effervescence. Aumard, Pomportes, Mesic, ça pousse ! Coline Aumard, au parcours exactement parallèle à son amie d’enfance Camille Serme, suit une trajectoire différente, moins fulgurante, mais qui arrive à pleine maturité cette année. Vingt-cinquième au classement mondial cet été, la Cristolienne a atteint son meilleur niveau et frappe désormais aux portes du top 20. «C’est clairement sa meilleure année», juge sans ambages Signoret qui poursuit : «Derrière Camille, les filles ont compris qu’elles ont les moyens d’embêter des top 10 et pourquoi pas de battre des filles du top 15-top 20.» Cet acquis s’avère essentiel dans une compétition par équipes où l’homogénéité est la valeur clé. Comme il faut deux victoires en trois matchs, il faut trois joueuses capables de rivaliser avec les trois éléments adverses. Ce qui, au regard du classement mondial des Françaises, devient potentiellement réalisable face à la majorité des grandes nations. De ce point de vue, Laura Pomportes (27 ans) et Chloé Mesic (25 ans), qui joueront les n°3 et n°4 cette semaine, suivent les traces d’Aumard. La première, après une blessure à la hanche l’ayant écarté des courts plusieurs mois, est revenue plein pot. «Elle a gagné son premier tournoi en août», rappelle Signoret. De quoi envisager un prochain retour de Pomportes aux alentours de la 50e place mondiale, soit le classement qui était le sien avant sa blessure ? Quant à Chloé Mesic, elle suit une progression qui la voit flirter désormais avec le top 50. «C’est la petite nouvelle, elle a terminé ses études et peut désormais se consacrer entièrement au squash à un niveau professionnel», relate Signoret. Ce dernier insiste sur le rôle de la Fédération française de squash dans l’appui apporté aux joueuses professionnelles. Et si, à domicile, l’exploit d’une première médaille mondiale par équipes venait consacrer la progression du squash féminin hexagonal ? Réponse cette semaine. P.B. Programme des Bleues : 1er tour (poule D) : - Lundi, 11 heures : France – Espagne (au Jeu de Paume, Paris). - Lundi, 18 heures : France – Allemagne (au Jeu de Paume, Paris). - Mardi, 18 heures : France – Japon (au Squash Club de Saint-Cloud) - Mercredi, 16 heures : Hong Kong – France (au Palais des Sports d'Issy-les-Moulineaux). SUITE. À lire en bref : - Squash, Mondial par équipes 2016 : les Françaises démarrent pied au plancher - Squash, Mondial par équipes 2016 : les Bleues dans le dernier carré !

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L'IRRÉSISTIBLE ASCENSION DE L'ÉQUIPE DE FRANCE

Texte : Pierre Bouchery / Photo : etc2016.com

SQUASH. Les championnats du monde par équipes de squash débutent ce lundi à Paris et Saint-Cloud. Avant que le dispositif ne s’étende à Issy-les-Moulineaux à partir de mercredi, où se disputeront la phase finale, place aux poules. Les Tricolores (Camille Serme, Coline Aumard, Laura Pomportes et Chloé Mesic) n’ont jamais porté autant d’espoirs avant un mondial par équipes. L’entraîneur national Philippe Signoret décrypte pour Sportiva les forces de son groupe à l’aube de la compétition. (article de 5329 signes)

Jamais l’équipe de France de squash n’a décroché une médaille planétaire. Jamais elle n’est parvenue à se hisser dans le dernier carré. Après deux échecs récents au niveau des quarts de finale en 2010 et 2014, la sélection française semble mieux armée que jamais pour aborder (...)

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