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Le sport au féminin

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    • 2016-11-21 00:00:00
    • LE HOCKEY US DANS LA TOURMENTE
    • Hockey sur glace
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    • HOCKEY SUR GLACE. Aux États-Unis, les meilleures équipes de hockey sont en compétition dans la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL, pour National Women’s Hockey League). Depuis quelques mois, cette structure est dans une situation délicate. Au point que les salaires des joueuses vont être baissés de 50%. Un rude coup porté à une compétition et un engouement naissants… Le point avec Sportiva (Article de 3 700 signes) Vendredi 18 novembre. New York. Le patron de la NWHL, Dani Rylan s’exprime face aux médias « Nous n'avons pas été à la hauteur de nos projections,explique-t-elle. Malheureusement, nous avons dû prendre cette décision…» Une décision drastique pour sauver un championnat qui n’en est qu’à sa deuxième année d’existence : diminution des salaires de 50% ! «C'est très bizarre. Nous devons faire avec. Quelques filles sont motivées par ce qui arrive, mais d'autres sont très en colères, déçues. Les émotions diffèrent vraiment selon les joueuses », assure Bray Ketchum, joueuse des Riveters de New York, que Sportiva a pu contacter. Fondée en 2015, la NWHL est devenue la première ligue de hockey professionnelle féminine à payer ses joueuses. Les salaires vont de 10 000 US$, somme plancher, à 26 000 US$. Une avancée majeure dans le monde du hockey féminin. Au début, l'engouement était tel que la Canadian Women's Hockey League, concurrente directe de la NWHL, a vu plusieurs de ses joueuses partir pour tenter l'aventure de la NWHL. Une première saison encourageante Un public passionné, de l'action sur la patinoire, la Ligue a rapidement semblé trouver une assise et un avenir : tous les ingrédients étaient présents pour que l’aventure perdure. D’autant qu’en décembre dernier, la firme de restauration Dunkin' Donuts est devenue le premier sponsor de la NWHL. La chaîne NESN avait même acheté les droits pour diffuser les matchs à domicile de l'équipe des Boston Pride (photo). « Je n'oublierai jamais cette première saison. Elle a été tellement riche pour nous toutes », note Bray Ketchum. Un beau coup d’essai qui se termine en mars par la victoire des Pride de Boston face aux Beauts de Buffalo. Une gestion questionnée Mais, derrière l’enthousiasme ambiant, la Ligue n’est pas épargnée par des affaires en tout genre… En mars dernier, une dénonciation anonyme révèle que la compagnie Bauer, n'avait pas été payée de façon à pouvoir honorer (déjà) les salaires des joueuses. L'ancien directeur du marketing de la Ligue, Mike Moran, a poursuivi la Ligue et sa représentante, Dani Rylan, en justice pour être remboursé d'un investissement de 200 000 dollars. Le manque de transparence de la Ligue est pointé du doigt : le nom des investisseurs, lors des débuts de la Ligue demeure toujours un mystère. Puis survient le coup de tonnerre de ce 19 novembre : en réaction à la récente coupe des salaires, les sportives de la NWHL écrivent un courrier à destination de la NWHL. Elles demandent «une plus grande transparence et une communication ouverte entre la Ligue et les joueuses sur le statut actuel de la Ligue.» Dans la foulée, le sponsor officiel, Dunkin' Donuts verse la somme de 50 000 US$ pour soutenir les joueuses. «Cette affaire nous a toutes choquée. (…) Les capitaines de chaque équipe ont parlé avec Dani (Rylan, Ndlr) et j'espère que nous pourrons trouver cet argent » poursuit Bray Ketchum. Un avenir incertain La situation pour les joueuses est difficile, car la National Women's Hockey League Players' Association, organisme censé gérer leurs droits, n'a pas été incluse dans les discussions qui ont abouties à la coupe des salaires. Dani Rylan s’est engagée à fournir prochainement aux joueuses un document précisant la modification salariale. Les joueuses seront alors libres de le signer ou non. «Cela ne doit pas nous affecter. Nous devons jouer comme nous en avons l'habitude. Les jours qui vont venir vont être compliqués pour plusieurs d'entre nous. Les fans doivent continuer à nous soutenir. Nous devons faire en sorte que ça marche. Le futur du hockey féminin en dépend », explique Bray. Pour l'heure, la situation est en suspens. Une solution devra être rapidement trouvée, si la Ligue ne veut pas répéter l'erreur de la défunte ‘Ligue Nationale Féminine de Hockey’, condamnée à disparaître en 2007 à la suite d'un plan financier pas assez solide. @Thomaswoloch / Sportiva

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Hockey sur glace

LE HOCKEY US DANS LA TOURMENTE

Texte : Thomas Woloch

HOCKEY SUR GLACE. Aux États-Unis, les meilleures équipes de hockey sont en compétition dans la Ligue nationale de hockey féminin (NWHL, pour National Women’s Hockey League). Depuis quelques mois, cette structure est dans une situation délicate. Au point que les salaires des joueuses vont être baissés de 50%. Un rude coup porté à une compétition et un engouement naissants… Le point avec Sportiva (Article de 3 700 signes)

Vendredi 18 novembre. New York. Le patron de la NWHL, Dani Rylan s’exprime face aux médias « Nous n'avons pas été à la hauteur de nos projections,explique-t-elle. Malheureusement, nous avons dû prendre cette décision…»

Une décision drastique pour sauver un championnat qui n’en est qu’à sa deuxième année d’existence : diminution des salaires de 50% ! «C'est très (...)

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