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Le sport au féminin

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    • 2016-10-19 00:00:00
    • …ET LES AVENTURIÈRES !
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    • LIVRE. C’est une somme considérable et unique sur toutes les éditions du Vendée Globe qui est en librairie à partir du 20 octobre. Les 7 éditions, et les 85 marins qui y ont participé, sont réunis dans un ouvrage grand luxe de 240 pages signé de Dino Di Meo et Antoine Grenapin, édité par Hugo-Image. Dino Di Meo, l’un des co-auteurs, présente pour Sportiva cet ouvrage, déjà incontournable, qui conte, par la voix des protagonistes, les histoires passionnantes et parfois tragiques de cette course surnommée «L’Everest des mers» que 7 femmes ont affronté et que 6 d'entre elles ont bouclé. (Article de 5 000 signes). Dino Di Meo a passé 35 ans à Libération. Rubrique sports. C’est au contact des Luc Le Vaillant, Patrick Le Roux ou Jean-Louis Le Touzet qu’il découvre, et le monde de la voile, et particulièrement celui de la navigation hauturière. «Les histoires de marins, ça nous parlait bien à Libé… Ce sont des gens sincères, souvent pas très ouverts, mais sincères, dit-il…. Je voyais mes collègues bosser là-dessus jusqu’au jour où Jean-Louis me dit de l’accompagner au Grand Prix de Fécamp. C’était la toute fin des années 90, et, là-bas, je rencontre deux ou trois navigateurs dont Jean Le Cam. C’était parti. Chaque fois ensuite qu’il y avait un départ de course on partait à deux avec Jean-Louis…» Narrateur du sport, Dino s'est, au fil de ses années dans le quotidien, spécialisé aussi l’univers de la neige et notamment du saut à ski. Il couvre plusieurs Jeux olympiques et Tours de France cycliste et incursionne également le rugby. Il est aujourd’hui journaliste indépendant. L’aventure du livre «Vendée Globe - Les aventuriers du Grand Sud» démarre par l’intermédiaire d’une discussion dans un bistrot, comme il se doit, mais dont il n’est pas «Antoine Grenapin, que j’avais connu à St Barth et avec qui on avait très vite accroché, rencontre Hugues de St Vincent et l’affaire prend tournure. Antoine m’appelle ensuite pour un coup de main, mais c’était en fait un énorme boulot et on s’y est mis tous les deux… » Pour mener à bien le projet les deux journalistes vont rencontrer ou joindre tous les skippers. En un an ils passeront du temps au téléphone, sur skype ou en direct avec les 85 marins concernés par cette anthologie rétrospective. Un parcours éditorial que l’on réalise très peu souvent dans le monde de la presse avec des rencontres où, même des années plus tard, les souvenirs et les sensations d’une participation, affleurent chez leurs interlocuteurs : «J’ai passé 45’ au téléphone avec Ellen MacArthur, raconte Di Meo. Elle ne m’a parlé que des 5 dernières minutes, quand elle était arrivée mais qu’il lui fallait sortir, monter sur le ponton, et remettre le pied sur terre, affronter la foule. C’était un déchirement pour elle. 15 ans après, elle me parlait de ça encore. Son parler m’a impressionné comme son incroyable ressenti à évoquer à nouveau cette course qu’elle finit deuxième…» Si vous ouvrez le livre à la page 117, vous verrez en bas à droite le profil du bateau de MacArthur, son fameux Kingfisher, et, tout à côté, les mots de la petite anglaise que Di Meo rapporte fidèlement : «Dehors, tout le monde était là et je ne pouvais pas bouger. Après cinq minutes, c’était toujours aussi difficile. témoigne-t-elle. Finalement, j’ai enjambé le bastingage et, une fois sur le ponton, j’ai embrassé le bateau.» Dans leur quête exhaustive, les deux auteurs se sont imposés un modus operandi simple et direct. Comme le phrasé d’un marin : «On a décidé de ne pas donné d’importance si ce n’était pas intéressant.» L’incroyable compilation a commencé il y a un an. «C’était au départ de la Jacques Vabre, raconte Dino Di Meo, j’ai continué dans la foulée au salon nautique. Il a fallu faire aussi pas mal de skype : ça bouge beaucoup un marin ! Certains on a vraiment dû leur courir après. J’ai des heures d’enregistrement. 2h30 avec Titouan Lamazou, par exemple..» Dans cette galerie, évidemment illustrée de superbes photos, ceux que l’on considère taiseux ou renfermés, livrent les mots justes sur leurs maux, leurs peurs, leurs aventures avant et après leur Vendée Globe. On les voit tous défiler dans l’ordre de leurs participations, de leurs classements et de leurs abandons. Les 7 filles qui, jusqu’ici, ont participé à l’écriture de cette course à nulle autre pareille, s’inscrivent dans ce déroulé et l’on écoute tour à tour Catherine Chabaud, la 1re femme à avoir bouclé cette affaire, Isabelle Autissier, Ellen MacArthur, Anne Liardet, Karen Leibovici, Samantha Davies et Dee Caffari. Elles racontent, comme leurs collègues masculins d’ailleurs, les contextes toujours speeds et parfois approximatifs qui les ont menées sur la ligne de départ des Sables-d’Olonne; leurs parcours; leurs drôles de sensations souvent mitigées à l’heure de revenir à la ‘vie normale’. Ni plus ni moins aventurières que les autres concurrents, leurs témoignages disent leur force morale et la grandeur démesurée de cette course en solitaire autour du monde, sans assistance. Et sans escale. Le livre, lui, en propose 85. Elles sont passionnantes. J.C. Vendée Globe - Les aventuriers du Grand Sud > sortie nationale le 20 octobre > 40€ > 240 pages > 27 x 35 cm > chez Hugo - Image Retrouvez les articles voile déjà publiés par Sportiva et notamment celui consacré à Anne Liardet et celui consacré à l’absence de femmes dans l'édition qui s’élance des Sables-dOlonne le 6 novembre prochain. > Vendée Globe 2016-2017 : où sont les femmes ? > L’égalité au départ du Vendée Globe ?

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…ET LES AVENTURIÈRES !

Texte : @Jacques_Cortie / Visuels : Hugo-Image

LIVRE. C’est une somme considérable et unique sur toutes les éditions du Vendée Globe qui est en librairie à partir du 20 octobre. Les 7 éditions, et les 85 marins qui y ont participé, sont réunis dans un ouvrage grand luxe de 240 pages signé de Dino Di Meo et Antoine Grenapin, édité par Hugo-Image. Dino Di Meo, l’un des co-auteurs, présente pour Sportiva cet ouvrage, déjà incontournable, qui conte, par la voix des protagonistes, les histoires passionnantes et parfois tragiques de cette course surnommée «L’Everest des mers» que 7 femmes ont affronté et que 6 d'entre elles ont bouclé. (Article de 5 000 signes).

Dino Di Meo a passé 35 ans à Libération. Rubrique sports. C’est au contact des Luc Le Vaillant, Patrick Le Roux ou Jean-Louis Le Touzet qu’il découvre, et le monde de la voile, et (...)

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