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Le sport au féminin

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    • 2012-05-11 00:00:00
    • AUX PORTES DE L’HISTOIRE
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    • A trois mois des Jeux olympiques de Londres, les championnats du monde organisés à Qinhuangdao (Chine), qui commencent ce samedi 12, présentent un enjeu double pour les boxeuses françaises. Outre la chasse aux médailles, la qualification pour le rendez-vous olympique, auquel s’invite pour la première fois la boxe féminine, est dans toutes les têtes. En Chine, dans la grande ville portuaire de Qinhuangdao, au nord-ouest du pays, l’équipe de France de boxe est au pied de l’Olympe. Depuis ce 13 août 2009, quand le président du CIO Jacques Rogge annonça l’intégration de la boxe féminine au programme olympique, les pugilistes françaises n’attendaient que ce périple chinois, l’unique occasion qui leur est offerte de se qualifier pour Londres. Pour cela, il faudra accéder aux quarts de finale. «Chaque combat sera synonyme de mort subite, observe Charles Dumont, directeur technique nationale (DTN) de la boxe amateur. Pour nos filles, le moindre relâchement risque de réduire à néant leurs chances olympiques.» Tête d’affiche de la délégation tricolore, Sarah Ourahmoune, 30 ans, est attendue au tournant. Sarah Ourahmoune, l’égérie «Sarah est la plus expérimentée du groupe, la plus ambitieuse aussi, confie Dumont. Elle porte tous nos espoirs sur ces championnats et, au-delà, sur les JO où elle ne visera que le titre.» Championne du monde, en 2008 ; vice-championne d’Europe, en 2011, la boxeuse du Boxing Beats d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) mène une délégation élargie de neuf filles. «C’est un groupe mixte, composé de jeunes et de moins jeunes, venues de tous les milieux sociaux, dit le DTN. Certaines sont policières, d’autres font Sciences-Po ou veulent devenir ingénieur. Des têtes bien faites! » Elles ont toutes récemment passé avec succès l’écueil des championnats de France, véritables sélections nationales pour le mondial chinois. «Chacune a le potentiel de monter sur le podium, clame Dumont, nommé en fin d’année dernière. Seulement, avec la qualification olympique, la concurrence sera exceptionnellement élevée. La moindre défaite avant les quarts de finale vous prive des Jeux olympiques. La tension est donc palpable. » Objectif : 2 filles aux JO Outre Sarah Ourahmoune, qui boxera chez les poids mouches (moins de 51 kg), deux autres filles peuvent prétendre à un billet olympique (seules trois catégories seront disputées aux JO) : Estelle Mossely (super-mouches, moins de 60 kg) du Red Star Club de Champigny-sur-Marne, et Erika Guerrier (mi-lourds, moins de 75 kg) du SLC Martigues. Mossely, 19 ans, et Guerrier, 22 ans, sont inexpérimentées sur la scène internationale. Elles font donc tout de suite face à leur rêve olympique. « Ces deux filles sont destinées à briller en 2016 à Rio de Janeiro, estime le DTN. Mais elles doivent montrer dès cette année leur potentiel d’espoir olympique. La qualification leur est accessible. Deux de ces trois filles doivent pouvoir se qualifier, c’est l’objectif. » En véritables pionnières, les boxeuses françaises s’avancent sans complexe, conscientes de l’enjeu. « Elles font preuve d’une remarquable maturité , salue Charles Dumont. Elles savent qu’elles sont aux portes de l’histoire. » Ne reste aux Françaises qu’à pousser ces portes pour accéder à l’Olympe. Délégation française : 48 kg : Lydia Boussadia - Oxygène Boxing Club (Île-de-France) 51 kg : Sarah Ourahmoune - Boxing Beats Aubervilliers (Île-de-France) 54 kg : Delphine Mancini - BC Vigneux (Île-de-France) 57 kg : Maiva Hamadouche - CS Clichy (Île-de-France) 60 kg : Estelle Mossely - Red star club Champigny-sur-Marne (Île-de-France) 64 kg : Laetitia Chevalier - BC Héninois (Nord-Pas-de-Calais) 69 kg : Malika Gonthier Silva - Blagnac BC (Midi-Pyrénées) 75 kg : Erika Guerrier - SLC Martigues (PACA) 81 kg : Sabrina Delarue - USSAP boxe (Aquitaine)

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Texte: Christophe Lemaire / Photo: YPB (Sportiva-infos)

A trois mois des Jeux olympiques de Londres, les championnats du monde organisés à Qinhuangdao (Chine), qui commencent ce samedi 12, présentent un enjeu double pour les boxeuses françaises. Outre la chasse aux médailles, la qualification pour le rendez-vous olympique, auquel s’invite pour la première fois la boxe féminine, est dans toutes les têtes.

En Chine, dans la grande ville portuaire de Qinhuangdao, au nord-ouest du pays, l’équipe de France de boxe est au pied de l’Olympe. Depuis ce 13 août 2009, quand le président du CIO Jacques Rogge annonça l’intégration de la boxe féminine au programme olympique, les pugilistes françaises n’attendaient que ce périple chinois, l’unique occasion qui leur est offerte de se qualifier pour Londres. Pour cela, il faudra accéder aux quarts de finale. «Chaque (...)

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