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Le sport au féminin

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    • 2013-12-06 00:00:00
    • ANNE-FLORE MARXER, L'AVENTURE DU FREERIDE
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    • FREERIDE. Anne-Flore Marxer a un agenda bien rempli. Elle parcourt le monde à la recherche de la «neige idéale». Championne du monde de freeride en 2011, la Franco-Suisse est une référence du snowboard. Elle est à l’affiche de Rise, un documentaire qui mêle freeride et aventure et qui est présenté en exclusivité mardi 10 décembre à Paris. Rencontre en avant-première. (interview de 4541 signes) Pouvez-vous nous raconter la genèse de Rise, un documentaire qui mêle freeride et aventure et qui vous a conduit jusqu’en Patagonie argentine ? ANNE-FLORE MARXER. Chaque hiver, je pars à la découverte de nouveaux lieux pour rider et tourner des vidéos. J’ai du mal à trouver d’autres snowboardeurs qui partagent ma soif de découverte et d’aventure. Je savais que Laurent Jamet et Thibaud Duchosal travaillaient à un projet de documentaire en Patagonie. L’aspect aventure m’a tout de suite plu. Et je n’étais jamais allée dans cette partie du monde. En général, l’été, je pars en Nouvelle-Zélande ou au Chili. Je les ai appelés et j’ai intégré le projet. Comment s’est déroulé le tournage. C’était un peu l’aventure, non ? Oui, le mot qui me vient est : « Expédition ». Pour tourner nos images, nous devions atteindre des endroits plus reculés, plus difficiles d’accès. Après des longues heures de route en jeep, nous avons rejoint une piste, traversé une rivière avant d’atteindre notre lieu de vie au pied des montagnes. Pour monter au sommet, nous sommes partis à cheval puis avons chaussé des peaux de phoques sur un splitboard. C’est un snowboard coupé en deux dans le sens de la longueur. Il permet de monter des pentes très raides qui n’étaient pas accessibles auparavant en raquettes. Ce nouveau matériel nous ouvre d’autres horizons. Comment se prépare ce genre de tournage ? On partait tous les jours à l’aube pour grimper au sommet des montagnes. Ensuite, il y avait un repérage pour définir quel tracé nous allions privilégier dans la descente. L’équipe installait ensuite les caméras à des points stratégiques pour avoir les meilleures images. J’attendais le signal de départ par radio…Cela durait toute la journée. Et le tournage dépendait des conditions météorologiques. Nous avons passé pas mal de jours en altitude, en pleine tempête, pour attendre une accalmie. La descente, elle, ne durait qu’une minute… Le voyage et l’aventure fait partie de votre quotidien… Dans l’année, je voyage plus de 300 jours. Pour moi, l’hiver s’étend de novembre à mai. Durant cette période, je parcours le monde à la recherche des meilleures conditions de glisse possibles. L’idée, c’est d’être au bon moment et au bon endroit dans le monde. Mais les jours où les conditions sont idéales sont finalement rares. C’est ce qui maintient sous pression… L’objectif est toujours de ramener des images ? Oui. Nous sommes un sport jeune. Il y a une dizaine d’années, quand les premières compétitions internationales de freestyle, les snowboardeurs tournaient déjà en parallèle des vidéos de leurs performances aux quatre coins du monde. Comme dans l’univers du skate, les vidéos sont très importantes pour acquérir la reconnaissance du milieu. C’est une compétition parallèle en quelque sorte. Et d’être présent sur les réseaux sociaux… Les deux vont de pair. Cela permet aussi de rester en contact avec ses proches et ses fans mais aussi d’autres sportifs qui font partie de la Team Sosh (L’opérateur mobile sponsorise Anne-Flore). Au bout du monde, en Patagonie, ce n’était pas facile de trouver une connexion. Il fallait deux heures de marche pour en trouver une. Mais il m’est déjà arrivé de trouver une antenne-relais au sommet d’une montagne… L’univers du freeride est-il macho ? Oui, je le pense. En le disant publiquement, je ne me suis pas fait que des amis. Mais pour une fille, c’est très difficile de s’en sortir financièrement dans ce milieu. Très peu d’entre elles arrivent à en vivre. D’ailleurs, je suis toujours à la recherche de partenaires pour financer mes voyages. Pendant des années, j’ai milité pour que les filles aient les mêmes droits que les garçons. Au début, en freestyle, les compétitions étaient réservées aux garçons puis nous avons intégré les compétitions sous la forme de « démonstration ». Aujourd’hui, les prize money sont les mêmes pour les hommes et les femmes. C’est la chose dont je suis la plus fière. Quel est votre prochain projet ? Nous partons en avril prochain au Groenland avec la même équipe qui a tourné Rise. Nous embarquerons sur un bateau avec un skipper pour rallier ensuite les sommets de la région… Propos recueillis par Éric Mugneret

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ANNE-FLORE MARXER, L'AVENTURE DU FREERIDE

Texte : Éric Mugneret / Photo : Marthe Sobczak

FREERIDE. Anne-Flore Marxer a un agenda bien rempli. Elle parcourt le monde à la recherche de la «neige idéale». Championne du monde de freeride en 2011, la Franco-Suisse est une référence du snowboard. Elle est à l’affiche de Rise, un documentaire qui mêle freeride et aventure et qui est présenté en exclusivité mardi 10 décembre à Paris. Rencontre en avant-première. (interview de 4541 signes)

Pouvez-vous nous raconter la genèse de Rise, un documentaire qui mêle freeride et aventure et qui vous a conduit jusqu’en Patagonie argentine ?

ANNE-FLORE MARXER. Chaque hiver, je pars à la découverte de nouveaux lieux pour rider et tourner des vidéos. J’ai du mal à trouver d’autres snowboardeurs qui partagent ma soif de découverte et d’aventure. Je savais que Laurent Jamet et (...)

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